LRU : Affaire du Leader Price : face à la répression, solidarité avec nos camarades inculpés !

Dans le cadre du mouvement dit anti-LRU mené en 2007, une auto-réduction est menée par des étudiant-e-s grévistes dans un Leader Price près du Campus de Bron… Quatre années après, ces étudiant-e-s subissent toujours la répression..

Rappelons le contexte. Les uni­ver­si­tés fran­çai­ses en lutte s’orga­ni­sent contre la loi « d’auto­no­mie » notam­ment, qui vise à pri­va­ti­ser l’ensei­gne­ment supé­rieur et à mar­chan­di­ser un peu plus le savoir. Face à ce mou­ve­ment de plus en plus déter­miné, le gou­ver­ne­ment orga­nise une répres­sion féroce.  Les forces répres­si­ves sont ainsi mas­si­ve­ment mobi­li­sées. Gardes mobile, héli­co­ptère, com­pa­gnies de CRS, BAC et police natio­nale encer­clent le campus occupé.     Devant cette démons­tra­tion de force, les étudiant-e-s se font sortir manu mili­tari de l’amphi­théâ­tre, contrôle d’iden­tité pour tout le monde. Un res­pon­sa­ble du leader price va « iden­ti­fier », en pleine nuit, une quin­zaine d’étudiant-e-s soi-disant cou­pa­bles d’avoir par­ti­cipé à l’action.

La cri­mi­na­li­sa­tion de nos actions ne fera pas taire nos contes­ta­tions !

Les mou­ve­ments de grève font peur à l’État et au patro­nat parce que c’est pen­dant ces moments que nous bri­sons nos chaî­nes et que nous re-décou­vrons d’autres façons de vivre. Car, pen­dant ces mou­ve­ments sociaux nous pre­nons véri­ta­ble­ment cons­cience de notre force et de l’illé­gi­ti­mité de l’État et du sys­tème qui nous oppri­ment.

Ce procès aura d’ores et déjà été 4 ans de contrô­les judi­ciaire, d’ins­truc­tions, et de sur­veillan­ces d’indi­vidu-e-s et d’orga­ni­sa­tions. Tout ça pour 2 cad­dies de bouffe sub­ti­li­sés à une mul­ti­na­tio­nale qui réa­lise chaque année des mil­lions de pro­fits..

La Justice et la Police agis­sent comme cela, en frap­pant au hasard parmi celles et ceux qui s’oppo­sent à elles.. Tout ça dans l’espoir de nous divi­ser, en infli­geant la peur dans les corps et les esprits, pour fina­le­ment nous affai­blir et faire taire nos contes­ta­tions !

Outre notre soli­da­rité concrète maté­rielle, notre sou­tien moral et poli­ti­que, face à la répres­sion, notre réponse doit être la mul­ti­pli­ca­tion des actions d’auto-réduc­tion !

L’auto-réduc­tion, légi­time réap­pro­pria­tion..

L’auto-réduc­tion consiste à se rendre en masse dans les maga­sins, d’y rem­plir des cad­dies, et de refu­ser col­lec­ti­ve­ment de payer en blo­quant les cais­ses. Cette action tra­di­tion­nelle du mou­ve­ment ouvrier a pour but de contrain­dre le super­mar­ché à lais­ser partir les per­son­nes sans payer. Les pro­duits récu­pé­rés sont ensuite par­ta­gés col­lec­ti­ve­ment, mis a dis­po­si­tion pour faire vivre la grève et nour­rir les gré­vis­tes ou tout sim­ple­ment redis­tri­bués.

Aujourd’hui, les médias domi­nants pré­sen­tent cette action comme du vol, ou une « extor­sion » de super­mar­ché. Leader Price, – partie civile dans ce procès – est ainsi pré­senté en vic­time alors que ce n’est qu’un appa­reil parmi d’autres qui exploite les clas­ses popu­lai­res et s’enri­chit sur leurs dos : il les exploite afin de tirer le meilleur profit, en reven­dant à prix d’or ce qu’il a acheté une misère…

Les cou­pa­bles ne sont ainsi pas celles et ceux dési­gné-e-s aujourd’hui mais c’est le sys­tème capi­ta­liste, qui met le cou­teau à la gorge des clas­ses popu­lai­res, en orga­ni­sant pau­vreté, pré­ca­rité et chô­mage de masse !

La légi­ti­mité de ces actions n’est plus à prou­ver quand tous les jours nous sommes contraint-e-s dans nos exis­ten­ces par l’escla­vage sala­rié, que nos vies nous sont volées pour tou­cher à peine de quoi vivre ou sur­vi­vre..

 Que par­tout se répan­dent ces pra­ti­ques ! « Les patrons nous volent, volons les patrons ! »

 Abandon pur et simple de toutes les pour­sui­tes contre les inculpéEs !

Rassemblement lundi 26 mars à 13h30 au tri­bu­nal de grande ins­tance de Lyon (rue servient arrêt T1 palais de Justice – Mairie du 3e)

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