Liste FSE et étudiantEs mobiliséEs : Résiste, Prouve que tu existes !

Dans ce système capitaliste en faillite, l’université est pour lui un efficace laboratoire de ce désastre. Ceux qui l’ont imaginé ne cessent de vouloir le pousser toujours plus à son extrême.

Pour servir de morbides intérêts égoïstes et une conception du monde qui est non seulement ruineuse et dangereuse, mais aussi foncièrement triste, leur objectif est de transformer encore plus tôt la jeunesse en un vaste réservoir de main d’oeuvre corvéable, dénuée de tout point de repère critique sur le monde qui l’environne.

Pour extraire profits et surprofits, on veut envoyer des milliers d’adolescent-e-s se faire exploiter dans le cadre d’un prétendu « apprentissage », et augmenter massivement les frais d’inscription universitaires pour bien s’assurer qu’aucun enfant d’ouvrier ne pourra échapper au destin idylique de chômeur/travailleur pauvre qu’on lui prépare..

Cette fac élitiste au service de la rapacité patronale est défendue par de sympathiques présidents d’Université de  » gauche  » qui ont été très heureux, eux et leur cour, de voir leurs pouvoirs élargis par Nicolas Sarkozy, en dépit de leurs protestations feutrées accompagnées d’appel à la police contre les grèves étudiantes. Elle l’est également par toute une série d’organisations étudiantes, dont évidemment celles qui se prétendent « indépendantes et apolitiques », les inénarrables corpos, ainsi que la Cé, le syndicat étudiant associé à la CFDT…

Il y a également par le Met et l’Uni qui dans leur tract se disent « indépendants » et qui invitent le Ministre de l’Intérieur – dont on imagine sans grande difficulté ce qu’il aurait fait en 1940 – à faire des discours sur les « civilisations », et qui sont la base arrière de toutes les officines d’extrême- droite. Avec ces derniers, on ne peut parler que le langage de la lutte et du rapport de force, et nous les prévenons que nous ne leur céderons pas un millimètre de terrain dans notre université. Hors des facs les racistes et les fachos !

Mais il existe tout un mécanisme pour faire croire aux ballots que l’existence d’une  » démocratie universitaire  » qui permettrait, sinon d’inverser la tendance, du moins de l’estomper. C’est dans ce mécanisme là que s’inscrit l’UNEF, qui n’a jamais réclamé l’abrogation de la LRU, prépare l' »alternance » en 2012 et rêve de postes au soleil, dans les municipalités ou parfois plus haut dans l’appareil d’Etat. Mais c’est sans dire que les thinks tanks Socialistes appellent à l’augmentation massive des frais d’inscriptions universitaires, mesure de « justice sociale » comme ils disent. Que sera la réaction de l’UNEF quand « son » gouvernement fera voter ces réformes..

Dans une forme plus  » rouge « , on observe une attitude similaire du côté de la jeunesse du Parti dit Communiste mais cela dit bien Français , qui se présente à chaque élections étudiantes sous une « nouvelle » structure syndicale, ( hier la « ldup », aux ufr, aujourd’hui « l’uges ») pour déserter le terrain des luttes sociales et du syndicalisme pratique une fois le vote passé.

Les brebis sont ainsi bien gardées. Cette contestation spectacle fait le jeu du gouvernement et de ceux et celles qui veulent continuer la même politique après les présidentielles. Nous aimerions

mieux voir ceux-là des militant-e-s qui sont sincérement opposé-e-s à cette politique-là faire le choix de la lutte à nos côtés, plutôt que de s’enfoncer chaque année un peu plus dans ces politiques qui ne sont utiles qu’à l’adversaire.

Alors que faire ?

Mais la FSE ne mange pas de ce pain, et organise la lutte avec tous et toutes les étudiant-e-s mobilisé-e-s prêts à affronter les mesures bellicistes du gouvernement et du patronat.

Face à ce constat plutôt maurose, notre combat est quotidien. Il est celui de tous et toutes les exploité-e-s, et à l’université il est celui des étudiant-e-s des classes populaires, des enfants d’employé-e-s et d’ouvriers, et de tous ceux et celles qui subissent les foudres de la crise capitaliste. C’est la lutte des classes, et l’université en est un de ses terrains, parce que – comme partout ailleurs- s’y affronte des intérêts antagoniques. Nous luttons pour une université populaire, de masse, ouverte à tous et à toutes, au contraire des étudiant-e-s qui viennent assouvir leur appât d' »ascension sociale » et qui se projettent déjà dans une carrière de dominant-e, dans une université d’élite au détriment d’une université publique, critique et sans sélections.

C’est pourquoi nous nous sommes battus et continuons de nous battre contre la LRU, loi d’autonomie des universités, et ses décrets ( RCE). C’est pourquoi nous combattons l’arrêté licence voté cet été.

Ce qui se voit pas mais qu’on a fait…

Concrètement, au quotidien au sein de l’université nous faisons pression sur l’administration pour inscrire nombre d’étudiant-e-s en galère.

• Nous nous battons contre l’expulsions d’étudiant-e-s sans-papiers et pour faire cesser le flicage administratif qui pèse sur elles/eux à la fac.

• Nous avons fait en sorte que la fac ne transmette pas au CROUS les défaillances des boursiers qui sinon auraient été contraint-e-s de rembourser leurs bourses.

•    Nous avons mené la lutte dans les cités U pour empêcher le CROUS d’expulser des étudiant- e-s coupable de vivre à plusieurs dans 9 m2 faute de moyens..

•    Par la mobilisation, nous avons obtenus le versement des bourses au mois de décembre bien qu’il faille garder à l’esprit que le gouvernement n’a toujours pas débloqué les fonds pour le 10ème mois de bourse et que la lutte devra ainsi continuer.

• Nous avons imposé une relecture des copies mal notées aux derniers examens suite à des moyennes catastrophiques dans certaines matières.

• Et plus récemment nous avons obtenu l’organisation de rattrapage pour les enseignements d’ouvertures.

Et parce que, pour nous, l’université n’est pas un monde isolé du reste de la société nous avons pris part aux mouvements sociaux à l’extérieur de l’université: nous étions ainsi présent-e-s pendant le mouvement sur les retraites et avons soutenu les salariés grévistes. Nous avons lutté contre la montée de l’extrême droite à lyon, milité pour la régularisation de tous et toutes les sans papiers et contre le racisme d’Etat. Nous étions dans la rue pour soutenir les « révolutions arabes », pour défendre notre droit à l’IVG,ou encore contre le G8 des universités.

Bref, on a pas arrêté! Et.. on est pas fatigué-e-s !

Tout cela nous l’avons obtenu par le rapport de force et la mobilisation collective, seule capable d’imposer nos revendications.

Nous sommes déterminé-e-s à continuer!

Mais pour obtenir satisfaction de nos revendications, nous avons besoin de la participation du plus grand nombre. Uni-e-s, organisé-e-s, nous aurons l’avenir pour nous.

« Nos défaites [d’hier], voyez-vous, ne prouvent rien, sinon, que nous sommes trop peu nombreux, à lutter contre l’infamie » (Brecht)

Pour plus d’infos : lien profession de foi : http://sites.univ-lyon2.fr/polecom/docs/FSE2012.pdf

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