Dans les Balkans aussi les étudiant-e-s se mobilisent contre la hausse des frais d’inscriptions et contre l’austérité !

Alors que de nombreux-euses travailleurs-euses de Croatie sont dans la rue pour protester contre la volonté du gouvernement de modifier la Loi sur le travail visant à réduire les droits des syndicats et permettre au patronat de licencier toujours plus aisément le personnel, les étudiant-e-s d’une douzaine de facultés comme celle de Zagreb, capitale de la Croatie, s’organisent depuis le début du mois dernier sous le slogan « pour une éducation gratuite ».

Quels que soient leurs revenus et leur milieu social d’origine, ils-elles doivent payer cette année 800€ de frais de scolarité. Dans un pays où le salaire moyen avoisine les 600€ et le salaire minimum les 380€, et où le taux de chômage s’élève à plus de 18%, la mesure a provoqué la colère des étudiant-e-s.

Dans un contexte social déjà difficile où nombreux sont ceux et celles qui travaillent parallèlement à leurs études, elle se traduit en effet par la mise à la porte des universités de tous ceux et celles issu-e-s des classes populaires qui ne pourront pas supporter de telles dépenses. Cette révolte étudiante, dont l’ampleur est sans précédent depuis les années 70 dénonce plus largement le plan d’austérité croate qui en rappelle d’autres en Europe…

Mais cette vague de protestations n’est pas nouvelle! Les étudiant-e-s manifestaient déjà en effet pour la gratuité de l’enseignement au printemps 2009 conjointement à un mouvement inter-professionnel qui s’opposait à divers coupes antisociales dans le droit du travail croate.

De plus, l’année dernière déjà à Zagreb, les habitant-e-s étaient nombreux-euses dans la rue pour protester contre l’accaparement du centre-ville par les promoteurs immobiliers et leur emprise sur les loyers. Si le silence médiatique est à son comble en France et en Europe de l’Ouest plus généralement, les mobilisations se multiplient ces dernières années dans les Balkans : en 2010, Belgrade était le cœur de la mobilisation des étudiant-e-s serbes qui luttaient eux et elles aussi contre les hausses de frais d’inscriptions tandis que 3.000 étudiant-e-s manifestaient le 16 novembre à Sofia en Bulgarie revendiquant une université libre et gratuite.

Hausse des frais d’inscriptions, loi LRU, nouvelle licence intégrant encore un peu plus le patronat au coeur de nos universités, suppressions massives de postes dans l’éducation, casse du service public et notamment du Crous, aides sociales en berne, en France nous ne sommes pas épargné-e-s non plus! Pour la Fédération Syndicale Etudiante, nos revendications se font l’échos des luttes passées, actuelles et futures dans les Balkans, où les mêmes logiques s’expriment notamment à travers le processus de Bologne, qui met en place la privatisation progressive des universités.

Luttons contre les plans d’austérité qui accélèrent la casse de l’éducation que les gouvernements et le patronat veulent nous imposer! Plus que jamais, crééons des ponts entre nos mobilisations et coordonons nos forces pour faire face à nos ennemis communs, ici et ailleurs !

A nous de construire un vaste mouvement de lutte solidaire, populaire et internationaliste !

Contre la casse du service public et les plans d’austérité!
Pour la justice sociale!
Dans les Balkans comme ailleurs, organisons-nous pour une université Publique, Gratuite, Laïque, Critique et Populaire !

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