Le mouvement chilien réaffirme par l’exemple le pouvoir de la lutte collective !

Depuis plus de 4 mois, les étudiant-e-s chilien-ne-s manifestent pour un enseignement public et gratuit. Aujourd’hui rien n’est lâché, et le mouvement continue à prendre de l’ampleur. Face à la révolte de la jeunesse populaire, de plus en plus liée aux revendications des travailleurs/euses du Chili qui descendent eux aussi dans la rue, le gouvernement en place, héritier du régime de Pinochet continue à réprimer ceux et celles qui contestent.
La lutte chilienne est exemplaire, et réaffirme, dans un fort contexte de résignation sociale, la pertinence et la nécessite de s’organiser collectivement et de lutter. Nous appelons à nouveau l’ensemble des participants aux mobilisations sociales et aux luttes en France et dans le monde à témoigner une forte solidarité avec ceux et celles au Chili qui parce qu’ils se mobilisent risquent parfois gros face à un pouvoir aveugle et extrêmement répressif. Plusieurs étudiant maintiennent leur grève de la faim depuis 1 mois maintenant, et leur état de santé est préoccupant ; La semaine dernière, en marge de la grève générale organisée conjointement par les travailleurs et les étudiants qui aura mobilisé plus de 600.000 manifestants a travers le pays, un jeune lycéen de 16 ans, Manuel Gutiérrez, l’a payer de sa vie, atteint mortellement par les balles de la police.
Aujourd’hui, les dirigeant-e-s Chiliens ont peurs, et multiplient arrestations, menaces, tabassages, charges policières sur les manifestations. Les mobilisés leurs opposent une grande solidarité et une exceptionnelle détermination. Et malgrès les manœuvres du pouvoir politique, c’est l’ensemble du mouvement social Chilien qui reprend confiance en lui, et commence a entrainer avec lui les classes populaires dans un combat plus global contre l’état chilien, sa classe dominante, et les vestiges encore debout de l’ère Pinochet. Acculé par la mobilisation, le président Pinera est forcé de recevoir les mobilisés, qui vont lui énumérer les 12 revendications ultimatums sur lesquels il doit céder rapidement, au risque que le mouvement se durcisse.
Au Chili comme ailleurs, la Grève Générale et la convergence menée avec les travailleurs/euses sont les piliers qui pourront faire plier le pouvoir en place. Nos revendications étudiantes sont liées à nos revendications de classe, les formes que prennent nos luttes également. L’exemple chilien doit redonner confiance aux classes populaires sur leur capacité a agir de concert.
La Fédération Syndicale Étudiante réitère sa solidarité avec les peuples du Chili en lutte, de même qu’elle soutien toutes les luttes progressistes à travers le monde. En France aussi la sélection sociale est à l’œuvre dans nos universités, et pousse un peu plus d’année en année les étudiants des classes populaires en dehors des études supérieures. Comme au Chili, c’est par la lutte collective que doit se construire notre résistance. A la rentrée, la FSE appelle par ailleurs à combattre la nouvelle licence voulue le gouvernement, ainsi que l’ensemble des politiques d’austérités, et s’implique dès a présent dans la construction de la convergence des luttes entre étudiant-e-s et travailleur-euse-s !

Solidarité Internationale avec le mouvement chilien !
Libération de tous-tes les arrêtés ! Relaxe des inculpés ! Pour une Université Publique, gratuite, laïque, critique et populaire !

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