Solidarité avec la lutte des travailleur-euse-s de Fralib !

Pendant les vacances, une soixantaines d’ouvrièr-e-s en lutte ont occupé l’usine Fralib Gémenos (13) et ont veillé sur leur outil de travail pour empêcher la direction de déménager les machines en vue de délocaliser le site et de le fermer définitivement en Septembre, licenciant du même coup les 182 travailleur-euse-s.

le 28 septembre 2010, le groupe Unilever, au bénéfice net de 4,6 milliard d’euros en 2010, prend prétexte de la crise (alors que le site est en bonne santé économique), pour justifier sa décision de le fermer l’année d’après.

Le plan social et le faible nombre de reclassements proposés par la direction – moins d’une cinquantaine d’emplois, en Pologne ou en Belgique, a salaire parfois deux fois inférieur au Smic- ont été refusés net par les ouvrier-e-s. Devant l’autisme et la malhonnêteté de la multinationale, ils revendiquent depuis lors la reprise à leur compte de l’usine de Gémenos où sont produits les thés et infusions Éléphants, et cherchent des soutiens.

Mardi 16 Aout 2011, ils ont réussi a imposer la reprise des activités industrielles du site en occupant l’usine et en relançant eux-même la production. Une assemblée générale a été tenue et a acté la poursuite du mouvement de lutte pour empêcher la fermeture du site et les licenciements. Parmi les moyens d’actions complémentaire à l’occupation de l’usine, une campagne de boycott des produits de la marque Lipton initiée par la CGT se poursuit, menée à grand renfort d’affiches que les grévistes collent sans relâche dans les villes alentours depuis le début du conflit, il y a déjà de nombreux mois. Ils envisagent aussi d’aller retirer eux même des rayons des grandes surfaces environnantes les produits Lipton, et comptent bien radicaliser leurs actions si leurs revendications ne sont pas obtenues.
La Fédération Syndicale Étudiante affirme son entière solidarité avec l’ensemble des travailleur-euse-s mobilisés pour la sauvegarde de leurs emplois et luttant pied à pied contre les restructurations et les délocalisations capitalistes. La détermination des Fralib fait écho aux luttes des travailleur-euse-s de Goodyear, de new fabris, de PSA Sevelnord, Aulnay et Madrid. Gouvernements et patronats s’attaquent, en France et ailleurs, dans le public comme dans le privé, à nos acquis sociaux, à nos retraites, à nos emplois, à nos salaires, à nos services publics. Contre ces attaques, c’est ensemble qu’il faut résister et lutter, construire le rapport de force !

Contre l’austérité et la précarité que nous imposent patronat et gouvernements,
Solidarité avec les travailleur-euse-s de fralib en lutte et avec tout-e-s celles et ceux qui, en France ou ailleurs, s’organisent et combattent !

Le capitalisme est en crise, aidons le à s’effondrer ; Seule la lutte paye !

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