Solidarité avec les travailleur-euse-s du sexe contre la répression et la stigmatisation !

Renforcées en 2003 par la Loi sur la Sécurité Intérieure (LSI) entérinant la pénalisation du racolage passif, la répression et la stigmatisation des travailleur-euse-s du sexe va être accentuées par une nouvelle loi visant à pénaliser les clients : face aux nouvelles mesures policières, nombre de prostitué-e-s, souvent les plus précaires -c’est a dire les travailleur-euse-s de rue- se verront contraintes pour continuer leur travail, à se cacher encore plus, à faire les passes plus vite, sans prendre le temps de négocier les modalités de la prestation, telle le port du préservatif ; les risques de viols en seront accrus, de même que les violences, les risques sanitaires, notamment autours des MST. Ainsi sous prétexte de « protéger les prostitué-e-s en pénalisant les clients », cette situation renforcera les risques concrets pour les travailleur- euse-s du sexe, et réprimera indirectement et insidieusement les prostitué-e-s.

Plus de 20 organisations regroupées notamment dans le collectif Droit et Prostitution, dénoncent cette nouvelle loi répressive, telles que des organisations de lutte contre le Sida (comme Act Up ou AIDES) mais aussi des organisations regroupant des travailleur-euse-s du sexe (comme le STRASS), illustrant une capacité d’auto-organisation des travailleur-euse-s directement concerné-e-s que la FSE soutient. Une manifestation exigeant l’abandon de la loi sur la pénalisation a par ailleurs été organisée à Paris le 3 Juin 2011.

En France une quantité importante mais difficilement chiffrable d’étudiant-e-s se prostituent pour financer leurs études. Au delà de tout débat sur le caractère choisi ou non du travail du sexe, et quand le salariat étudiant déclaré représente déjà plus de 52% des étudiant-e-s sur la durée de l’année universitaire, nous considérons que tout travail parallèle aux études pour les financer, et donc contraint par la précarité des étudiant-e-s issus des catégories populaires est à combattre. Dans ce sens nous défendons l’aide sociale étudiante et le service public de la vie universitaire par l’intermédiaire du CROUS et revendiquons avec force une Garantie Sociale Étudiante pour permettre à tou-te-s les étudiant-e-s dans le besoin d’être soutenu-e-s et de ne pas avoir à trouver une activité professionnelle quelle qu’elle soit pour financer leurs études, qu’on soit français-e ou étranger-e. Pour lutter contre les risques, la précarité et l’isolement, nous exigeons aussi que soit mis en place des pôles d’accueils dans les universités.

La Fédération Syndicale Étudiante revendique :

− l’Arrêt du harcèlement policier et des arrestations des travailleur-euse-s du sexe pour racolage passif et du fichage de ces personnes.
− l’Abrogation de la loi sur la Sécurité Intérieure (LSI) − Non à la loi pour la pénalisation des clients − Une carte étudiante = une carte de séjour − Mise en place d’une Garantie Sociale Étudiante
− Ouverture de pôle d’accueil dans les universités (prostitution, contraception, harcèlement etc etc). Contre la répression et la stigmatisation !

Pour la justice sociale !

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