Communiqué du 9ème congrès de la Fédération Syndicale Etudiante

La Fédération Syndicale Etudiante (FSE) a tenu son neuvième congrès à Caen les 10, 11 et 12 juin 2011 réunissant sur ces trois jours plus de vingt délégué-e-s, représentant les sections syndicales des villes où a FSE est présente et active sur les universités.

Ce congrès a réaffirmé l’attachement de la FSE à mettre en avant un syndicalisme de lutte offensif s’attaquant pieds-à-pieds aux logiques de sélections sociales à l’université, à la capitalisation de l’enseignement supérieur, sa professionnalisation et la précarité étudiante présente plus que jamais sur nos campus, s’illustrant par le recours contraint et massif des étudiant-e-s, et en particulier celle et ceux issu-e-s des classes populaires, au salariat pendant leurs études.

La FSE a par ailleurs alerté de l’intensification de ces logiques, matérialisées cette année à travers la loi Adnot et la convention CPU-Medef. L’année prochaine la réouverture prévue de l’arrêté Licence est la suite logique de ces reformes, accompagnée d’une série de propositions du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, basées sur les préconisations de la Convention CPU-Medef, aggravant de fait la sélection sociale et la casse des diplômes nationaux.

Les délégué-e-s du 9ème congrès de la Fédération Syndicale Etudiante ont unanimement exprimé-e-s la nécessité de continuer d’informer et de mobiliser les étudiant-e-s avec les autres syndicats et organisations qui s’opposeront à ces logiques, et ce dès cet été, avec la volonté entre autre de mettre un coup d’arrêt au projet de « nouvelle licence » avancé aujourd’hui par le ministère et le patronat. Les délégué-e-s ont également mandaté-e-s un-e délégué-e pour répondre présent à l’invitation de nos camarades de la CGT-Crous lors de leur congrès national à Lyon les 21, 22 et 23 Juin 2011, dans l’optique d’une convergence étudiant-e-s/travailleur-euse-s. Dans ce contexte de casse des Crous et d’attaques contre les conditions de travail et d’étude, nous promouvons la solidarité et la lutte.

Les débats ont de plus porté sur le processus de rapprochement et le travail commun avec le syndicat SUD-étudiant, entamé et poursuivit depuis plusieurs années dans la perspective éventuelle d’une fusion de nos deux organisations. Nous avons aussi discuté de la lutte contre l’oppression spécifique des femmes, le sexisme et le patriarcat, les corporations à l’université, l’antifascisme, le mutualisme étudiant, les travailleur-euse-s du sexe , le nucléaire et son monde, la psychiatrie, ou la laïcité également, thèmes multiples nourrissants nos analyses et nos pratiques syndicales.

La FSE appelle l’ensemble des étudiant-e-s a s’informer et s’organiser dans le syndicalisme de lutte et de classe pour combattre la capitalisation de l’enseignement supérieur et lutter efficacement contre la précarité et la sélection sociale, et mettra toute ses forces, dès cet été, pour organiser la riposte collective !

Pour une université publique, gratuite, laïque, critique et populaire !

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