Vers un renforcement de la précarité étudiante : refusons la destruction de nos conditions de vie et d’études !

Mardi 6 juillet, François Baroin, ministre du budget, a annoncé plusieurs mesures visant à combler le déficit public. Parmi elles, une coupe budgétaire dans les aides aux logements étudiants.
Est-il nécessaire de rappeler que plus de 200 000 étudiant-e-s en France vivent sous le seuil de pauvreté– (moins de 733 euros par mois) ? Est-il nécessaire de rappeler que les aides au logement actuelles, ainsi que l’ensemble du système d’aide sociale, sont insuffisantes en nombre et en moyens ?

Concernant le logement, cela n’est pas mieux : aujourd’hui, les CROUS ne sont plus qu’en mesure d’accueillir que 7% des étudiant-e-s contre 50% il y a 50 ans. Depuis quarante ans le nombre de logements étudiants n’a quasiment pas augmenté alors que le nombre d’étudiant-e-s a été multiplié par dix. Or les plans de construction annoncés ne sont ni respectés, ni suffisants. De plus les rénovations se font au détriment d’une augmentation de loyer.

Concernant le logement, cela n’est pas mieux : aujourd’hui, les CROUS ne sont plus qu’en mesure d’accueillir que 7% des étudiant-e-s contre 50% il y a 50 ans. Depuis quarante ans le nombre de logements étudiants n’a quasiment pas augmenté alors que le nombre d’étudiant-e-s a été multiplié par dix. Or les plans de construction annoncés ne sont ni respectés, ni suffisants. De plus les rénovations se font au détriment d’une augmentation de loyer.

Que ce soit les politiques budgétaires et le désengagement social de l’Etat précarisant toujours un peu plus les conditions de vie des étudiant-e-s, ou les CROUS au niveau local qui gèrent au quotidien la misère sociale, nous devons réaffirmer haut et fort que ces politiques anti-sociales menées par les classes dominantes ne sont pas nouvelles, et qu’elles n’ont qu’un but : restreindre l’accès déjà compliqué à l’enseignement supérieur aux classes populaires. Les déclarations du ministre du budget vont dans ce sens, ainsi que les difficultés de logement rencontrées en ce moment même par la plupart des étudiant-e-s ou futurs étudiant-e-s. Les enfants des classes populaires sont ceux qui ont le plus de mal à financer leurs études et à les terminer avec succès. Or la réduction annoncée des aides au logement étudiant, constitue une restriction budgétaire majeure, l’accès à un logement indépendant exigeant un fort investissement financier, hors de portée des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires
Le gouvernement et ses ministres continuent ces attaques, en méprisant de manière ouverte les milieux populaires, en leur adressant ce message : les études ne sont pas faites pour vous !

La FSE continuera de défendre l’accès à l’université pour toutes et tous. Elle continuera son combat contre la précarité étudiante, et notamment contre la difficulté d’accès au logement.

Pour une fac critique et populaire !
Facs ouverte aux enfants des classes populaires !
Pour l’augmentation des bourses à hauteur des besoins et sur douze mois !
Pour la construction massive de logements sociaux !

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