Soutenons Soraya et sa famille, menacée d’expulsion !

La FSE en appelle à toutes organisations, syndicales ou associatives, engagées dans la lutte qui oppose les sans-sapiers à la politique des quotas mise en place par la machine d’État, et plus généralement dans le combat pour le respect du droit de libre circulation et contre le non-respect de la personne humaine, pour soutenir Soraya et Nouredine BOUZIDI ainsi que leurs deux enfants, menacés d’expulsion du territoire français, dans leur bataille face au rouleau compresseur qu’est la politique de l’immigration en France, en étant signataire de cette pétition et en se présentant au Tribunal Administratif de Lyon le 25 février à 9h00, où sera débattu le recours formulé par la famille BOUZIDI pour réclamer sinon le droit d’asile, le renouvellement de leur permis de séjour. Soraya et Nouredine sont arrivés en France en avril 2008, arrachés à leur terre natale, l’Algérie, dans l’espoir de construire une vie meilleure. Leurs deux enfants sont nés à Lyon en octobre 2008, et Soraya a entrepris des études de Droit et Science Politique à l’université Lyon 2 en septembre 2009.

Soraya est une étudiante en Première année de Licence Droit et Science Politique. Son pays d’origine est l’Algérie, et c’est le 22 avril 2008 qu’elle a gagné le territoire français, accompagnée de son mari Nouredine, et ainsi quitté un pays où les perspectives d’avenir sont quasi nulles du fait de la situation économique de celui-ci et du taux de chômage particulièrement élevé.

Viens s’ajouter à cela les violences politiques qui ont persisté en 2009 et ont fait selon Amnesty International, reprenant les chiffres de la presse, entre 60 et 90 morts. Parmi elles, les victimes d’attentats revendiqués par un groupe se faisant appelé Al Qaïda au Maghreb islamique et celles des opérations de ratissage et d’affrontements menées par les forces gouvernementales. Enfin, le gouvernement algérien s’illustre tristement par l’absence d’initiatives pour enrayer les abus de son système judiciaire (pratique de la torture, procès non équitables, actes de harcèlement envers les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes, disparitions forcées). Il paraît donc bien évident qu’au-delà des possibilités d’étudier le droit et la science politique à Lyon pour Soraya, la France offre à elle et son mari des condition de vie plus sûrs et la possibilité de se construire un avenir commun.

Lorsque Soraya entre en France, elle dispose d’un visa de trente jours et reçoit après demande une autorisation provisoire de séjour. Elle est alors hébergée chez le père de son mari, résident en France depuis de nombreuses années, et souffrant. Le réconfort et l’assistance qu’ont apporté les deux époux à Tahar, leur très bonne intégration, autant qu’il leur était permis, comme en témoigne leur engagement auprès des associations la Croix-Rouge et Coup de pouce – Université, au pays qu’ils ont choisi et en lequel repose leurs espoirs de voir se réaliser les objectifs pour lesquels ils se battent, justifient largement que leur soit accordé un permis de séjour, si ce n’est l’asile. De plus, Soraya et son mari sont parents de deux enfants depuis octobre 2008 et il en va de leur intérêt que le pays qui les a vu naître demeure le leur tant que Soraya et Nouredine le désire.

Pour autant, la demande d’asile qu’a formulé le couple a été rejetée, et leurs autorisations de séjour respectives n’ont pas été renouvelées. Aujourd’hui, Soraya, son mari, et ses deux enfants ont reçu de la part de l’administration française l’obligation de quitter le territoire et ce dans un délai d’un mois. Un recours a été déposé par leur avocate auprès du Tribunal Administratif de LYON, afin que les instances responsables prennent une décision en leur faveur. Sans le soutien de l’ensemble des étudiants de l’Université Lyon II en solidarité avec leur « camarade de cours », et plus généralement avec l’ensemble des personnes, familles ou individus isolés, victimes de la politique de l’immigration en France, le combat de Soraya et sa famille sera perdu d’avance.

Rassemblement de soutien à Soraya et sa famille afin que soit reconsidéré l’arrêté de reconduite à la frontière et qu’il leur soit accordé un permis de séjour en France.

L’audience aura lieu le 25 février 2010, à 9 heures, au Tribunal Administratif de LYON en salle n°6 (184 rue Duguesclin à LYON).

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